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Le soir tombait de tout son poids
Au dessus de la rivière
Je rangeais mes cannes
On ne voyait plus que du feu
Je l'ai vu s'approcher
La tête ailleurs dans ses prières
Il m'a semblé voir trop briller ses yeux
Je lui ai dit

Si tu pleures pour un garçon
Tu seras pas la dernière
Souvent, les poissons sont bien plus affectueux
Va faire un petit tour, respire le grand air !
Après, je te parlerai de l'amour
Si je me souviens un peu
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Je lui ai dit

Le monde est pourtant pas si loin
On voit les lumières
Et la terre peut faire
Tous les bruits qu'elle veut
Y a sûrement quelqu'un qui écoute
Là-haut dans l'univers
Peut-être tu demandes plus qu'il ne peut ?
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Elle m'a dit

Elle a dit finalement, je brûle de tout savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
Y a sûrement de la place pour deux !
Cette route ne mène nulle part
Alors... Viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
On va comparer nos malheurs
Là, dans la cabane du pêcheur
Partager un peu de chaleur
Là, dans la cabane du pêcheur
Moi, j'attends que le monde soit meilleur
Là, dans la cabane du pêcheur

 

Merci Francis, c'est beau et cela meuble

 

 

 

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Mercredi 25 mai 2005

Il est temps de dresser un bilan et … de changer de politique.

 

"Créées par la loi du 16 décembre 1964, les six agences de l’eau sont des établissements publics à caractère administratif qui emploient 1800 personnes. Elles apportent un appui technique et financier aux collectivités locales, aux industries et aux agriculteurs engageant des travaux de lutte contre les pollutions et d’amélioration de la gestion des ressources en eau.

Depuis quelques années, Elles contribuent également aux travaux d’entretien de rivières et de milieux aquatiques remarquables, en participant au financement des travaux engagés par les syndicats intercommunaux de rivière, par les établissements publics territoriaux de bassin et par les associations de protection de la nature et de la pêche". (http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/dossier_presse_40eme_anniversaire_loi_1964.pdf)

Mais ces actions sur les milieux restent très modestes. A titre d’exemple, 58 % des aides de  l’Agence  Loire-Bretagne,  sont consacrées à la construction ou la restauration de stations d’épuration et de conduites d’eau usées. Alors que seulement 2% des aides sont attribuées à des actions d’entretien et de réhabilitation des milieux aquatiques. http://www.eau-loire-bretagne.fr/a/a1.htm

 

Le budget des agences est d’environ 9 Milliard d’Euro par an !

 

Or en septembre 2004, le tribunal européen a condamné la France parce qu’une centaine de villes de plus de 10 000 équivalent habitant n’avaient pas de station d’épuration conforme à une directive européenne (Eau résiduaire urbaine) adoptée en … 1991 ! (http://copamar.free.fr/arretcoureuro.htm)

 

   Le CSP, un autre établissement public sous tutelle du ministère de l’écologie et du développement durable a publié en 2002 une carte de l’état des cours d’eau français sur la base des connaissances des quelques 800 agents (agents techniques de l’environnement, techniciens et ingénieurs) répartis sur tout le territoire. Ils constatent que « les cours d'eau en bon état représentent seulement 15 % de la surface du territoire, la plus grande partie étant perturbée (63%), et 22% sont dégradés». (http://www.csp.ecologie.gouv.fr/  rubrique milieux aquatique / l’état écologique des rivières).

 

Bien sur, les efforts des Agences de l’eau et des collectivités, ont permit une amélioration sensible de la qualité de l’eau surtout sur les grands cours d’eau grâce à la réduction des rejets urbains et industriels. Mais il reste encore de gros points noirs. En effet il est très difficiles d’obliger une municipalité à construire une station d’épuration même si on lui octroie 80% de subvention !

 

L'épuration est elle la seule solution ?

 

Certains polluants (des hormones, de nombreux produits  de synthèse, etc) ne sont pas éliminés et certaines stations d’épurations ne sont pas conçues pour traiter les phosphates.

Les stations produisent des boues, certaines contiennent des métaux lourds ...

Quand aux rejets agricoles (azote, phosphates, pesticides) ils ne peuvent être collectés puis traités. Les taux de Nitrates continuent à augmenter dans les nappes et cours d’eau ! (http://www.rnde.fr/francais/sy/bnde/nitrates2003/home.htm)

 

 

Il est tellement évident que la qualité de l’eau s’est dégradée en France., que cela figure dans un rapport de la cours des comptes : http://www.enviro2b.com/actualites/mauvaise_gestion_de_la_ressource_en_eau_selon_la_cour_des_comptes~811.htm

 

Alors n’y aurait-il pas d’autre politique possible ?

 

Le rôle des zones humides (dont la surface a régressée de plus de 50% en 30 ans) : ripisylves, prairies alluviales, bras morts, etc, n’est plus a démontrer en matière d’épuration (mais aussi en matière de rétention des cures et de réservoir de biodiversité) : http://www.riob.org/ag2002/ZonesHumides.htm .

 

Le rôle des barrages, du drainage, des remblaiements, de la rectification (curage, coupure de méandres, reprofilage) et de l’endiguement des cours d’eau sur la disparition de ces zones humides est également bien connu.

 

Alors, à quand une réflexion globale pour peser le pour et le contre entre des investissements sans fin pour construire et entretenir des stations d’épuration et les réseaux de collecte, et une réelle politique d’aménagement du territoire qui permettraient aux cours d’eau de recréer un corridor fluvial naturel ?

 

A l’heure où l’agriculture européenne est exportatrice faut-il encore que tout soit fait pour qu’elle surproduise au détriment de notre environnement et de notre santé ? Faut il que la politique agricole commune ait pour but "d'accroître la productivité de l'agriculture" : article III-227 du TCE ?

 

  Bien sur, on aura toujours besoin de stations d’épurations mais de quelle dimension, avec quels processus et à quel coût ?

Bien sur il faudra protéger les villes et les ponts, mais doit on empêcher les cours d’eau de changer de lit comme ils l’ont toujours fait, modelant ainsi nos paysages ? Faut-il protéger les terres agricoles ou faut-il réhabiliter les lits les plus "aménagés" (je voulais écrire dégradés) et reboiser les berges ? A-t-on encore besoin de construire habitations, usines et entrepôts près des cours d’eau au risque de se voir inonder et au détriment du fonctionnement écologique des cours d’eau?

 

Par ailleurs qui, en France, développe des process ou des molécules alternatives moins polluants ? Une part du budget des Agences ne devrait-elle pas être destiné à la recherche ?

 

Autant de pistes de réflexions pour répondre aux questionnaires des Agences.

Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Dimanche 15 mai 2005

Une rapide revue bibliographique

 

 

Les barrages qui subsistent aujourd’hui sur les cours d’eau ont, dans leur majorité, été créés pour l’énergie, notamment la meunerie.

 

Un recensement effectué en 1808 ferait état de près de 100 000 moulins pour une population de 29 millions d’habitants, soit un moulin pour 300 habitants. Aujourd’hui il n’existe que des recensement ponctuels et non exhaustifs : 3600 ouvrages en Rhin-Meuse (étude CSP disponible à la délégation régionale de Metz), plus de 8000 en Seine-Normandie.( http://www.ile-de-france.environnement.gouv.fr/directivecadre/dceedl/indexdceedl.htm chapitre E-2.).

 

 

Plusieurs scientifiques ont décrit l’impact des barrages sur les cours d’eau.  Pour l’Agence de l’eau, Malavoi (http://www.eau-loire-bretagne.fr/PDF/Etude_Seuil.pdf)  en a fait la synthèse que je résume ici :

 

 

  • Le ralentissement de l’eau lié aux barrages hydrauliques est un facteur favorisant le développement des Cyanobactéries (dont certaines sont neuro-toxiques).

     

  • Le déficit alluvial lié au piégeage provoque en aval, à plus ou moins long terme et sur une plus ou moins longue distance, une disparition des substrats alluviaux. Ces substrats sont des habitats privilégiés pour de nombreuses espèces d’invertébrés benthiques, de végétaux aquatiques, de poissons.

     

  • Le piégeage puis l’accumulation des sédiments fins dans les retenues se traduisent généralement par un changement radical des biocénoses aquatiques.
  • Les ouvrages hydrauliques ont un impact :

     

    • drastique sur les grands migrateurs, qui ont d’ailleurs disparu de la majeure partie des bassins français au cours du XIXème siècle,

       

    • important sur les espèces holobiotiques, pour la plupart néanmoins migratrices d’eau douce» (Truite fario notamment) pour lesquelles les obstacles posent des problèmes de cloisonnement des milieux, et, dans certains cas (Truite fario, Brochet…), d’accès aux zones de reproduction.

       

  • D’une manière générale, les seuils induisent à leur amont une augmentation des profondeurs d’eau et une réduction des vitesses. L’augmentation des profondeurs et la réduction des vitesses a des effets majeurs sur les processus  physico-chimiques. On constate généralement une augmentation de la température de l’eau, notamment en étiage, ce qui se traduit par une baisse de la teneur en oxygène dissous.

     

  • Le fonctionnement par éclusées de certains barrages hydro-électriques rend difficile l’installation et de maintien de la faune et de la flore aquatique.

Tous ces impacts ne s’appliquent pas forcement à tous les barrages selon leurs caractéristiques et celles du cours d’eau sur lequel ils sont implantés. Certains seuils peuvent aussi présenter quelques impacts positifs pour l’environnement.

 

Mais moins de 10 % des barrages ont aujourd’hui un usage économique : production d’hydro-électricité, maintien d’une ligne d’eau pour permettre la navigation, prises d’eau ou stockage pour l’irrigation, pisciculture. Les autres sont plus ou moins à l’abandon et certains menacent d’être emportés lors de chaque crue.

 

 

Sacré problème à tel point que les premiers SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestions des Eaux) préconisaient (mollement) leur ouverture voire leur effacement. Mais un SDAGE n’étant pas « opposable aux tiers » c'est-à-dire aux propriétaires, très peu de barrages ont été « ouverts ». Au contraire de l’argent public a parfois été investi pour remplacer d’anciens vannages manuels par des barrages à clapets automatiques (13% des seuils sur certains affluents de la Loire) à durée de vie plus courte et moins franchissables pour les poissons.

 

 

 

Même le Ministère de l’écologie et du Développement Durable reconnaît que : « les barrages font obstacles aux migrations des organismes biologiques et en premier lieu des poissons. En outre, ce type d'ouvrage modifie les caractéristiques morphodynamiques et hydrauliques des rivières (ralentissement du courant, réchauffement de l'eau, envasement, eutrophisation) ». Dans une note sur l’intérêt écologique de l’arasement de 3 barrages. A lire : http://www.rivernet.org/general/dams/decommissioning/decom3_f.htm#Note

 

 

Mais aujourd’hui le projet de loi sur l’eau (http://www.senat.fr/dossierleg/pjl04-240.html), réécrit les articles de loi qui empêchait la création de nouveaux barrages sur certaines rivières et qui obligeait sur certains cours d’eau les propriétaires de barrages à réaliser des ouvrages de franchissement pour les poissons. Il revoit aussi à la baisse la notion de débit réservé (celui qui reste dans la rivière après détournement vers une turbine) pour les barrages hydro-électriques sur les cours d’eau méditerranéen et les cours d’eau important (débit>80m3/s).

Bien sur il propose une redevance pour appliquer le principe pollueur/pailleur. Mais seulement pour les barrages ne produisant pas d’électricité (ceux là payaient déjà), de plus de 5 m : croyez moi, il n’y en a pas beaucoup !

 

Quand on connaît l’impact des barrages, pourquoi ce cadeau aux producteurs d’électricité ?

Serait-ce parce que les 90 de barrages actuels ne produisant pas d’électricité ne sont pas rentables s’ils ne sont pas subventionnés ?

Ou serait ce aussi que la part de l’électricité « renouvelable » est passée de 17 à 15% en France alors qu’une directive européenne impose que 21% de l’électricité produite par les états membres soit renouvelable (solaire, éolien, hydau) ? A lire : http://www.industrie.gouv.fr/energie/renou/rapp-art3.pdf

 

Quelle cohérence !

 

Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Mercredi 11 mai 2005

Après le référendum sur le TCE, voici la consultation sur la DCE …

 

 

Décidemment, l’Europe pour exister a vraiment besoin de nous ! Je plaisante mais c’est très sérieux. Personnellement, je voterai NON au TCE mais la consultation du public prévu par la Directive Cadre sur l’Eau, c’est une chance qui nous est offert..

 

En effet l'environnement est une compétence partagée entre l'UE et les états membres. Mais en France il y a belle lurette qu'on se contente de ne même pas appliquer les Directives de Bruxelles! Alors il ne reste que l'UE pour préserver notre santé et notre environnement.

 

Le WWF qualifie la DCE de « loi UE la plus importante jamais élaborée »  (http://www.eau2015-rhin-meuse.fr/fr/ressources/popup_document.php?frm_ref_fichier=425 page 9) alors profitons qu’elle impose une consultation du public pour nous exprimer (une fois n’est pas coutume) sur la politique environnementale que nous souhaitons.

 

Mais les états membres vont tenter de dévoyer cette loi (le texte du WWF le montre). Car il existe des tas de manières de pratiquer une politique environnementale minimaliste pour favoriser un développement économique non durable

 

 

ALORS EXPRIMONS NOUS. Du 2 mai au 2 novembre nous avons le droit et le devoir de nous exprimer.

Par courrier, dans les préfectures, …, sur INTERNET.

 

Chaque Agence  a mis en ligne un questionnaire. Certains seront même envoyés par la poste (tient comme le TCE) !

 

Ah, mais Monsieur Chouard (j’aimerais bien être aussi éloquent que lui), vous ne pouvez pas dire que l’Europe n’est pas démocratique !

 

Et pourtant encore une fois si !

 

Allez voir (et remplir) ces questionnaires (liens ci-dessous). Il est navrant qu’on nous prenne autant pour des c…andides.

 

Si vous êtes pauvres, si vous avez souffert de la sécheresse (ne confondez pas avec la canicule), si votre assurance ne vous a toujours pas remboursé de votre dernière inondation ou si votre police a quadruplé (après la loi sur les risques naturels), si vous en avez marre d’être pris pour la vache à lait qui paye pour ceux qui ont les moyens de bloquer les trains, les dépôts d’essence, l’électricité ou les péages … alors vous allez répondre exactement ce que veux entendre le Ministère.

 

Oh certaines politiques ne sont techniquement et écologiquement pas mauvaises (par exemple le plan Bachelot contre les inondations), Mais il est affligeant de voir comment ces questionnaires sont rédigés. La partialité des questions et des réponses est évidente. L’absence de certaines questions l’est tout autant.

 

Posons nous une seule question : qu’est ce qui est le plus important de laisser à nos enfants : des équipements (stations d’épuration, barrages, digues) pénalisant pour les biotopes, vieillissant et à reconstruire ? Ou des lacs et des cours d’eau restaurés capables de digérer une plus grande charge de pollution, avec des zones humide stockant l’eau en période de crue en alimentant les nappes et qui la restitue (l’eau) en été ; tout cela en offrant une biodiversité optimale ?

 

A vous de choisir entre la politique libéral du tout se vend et la politique du développement durable qui ne doit pas rester qu’une idée française à faire appliquer seulement aux autres !

 

 

 

Si vous ne savez pas dans quel bassin vous habitez : http://www.lesagencesdeleau.fr/

 

 

Vous habitez dans le bassin Rhin-Meuse : http://www.eau2015-rhin-meuse.fr/

 

 

En Seine-Normandie : http://213.246.40.6/aesn/index.html

 

 

Dans le bassin du Rhône ou en Corse : www.touspourleau.fr

 

 

En Adour Garonne : http://dce.eau-adour-garonne.fr/enquete.asp?cata=public&menu=138

 

En Artois-Picardie : http://www.ieseg.fr/eau/

 

En Loire-Bretagne : http://www.eau-loire-bretagne.fr/B/FR_B11.htm

 

 

Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Samedi 2 avril 2005

L’environnement en Europe est aujourd'hui, davantage de la compétence de la commission qui a d’ailleurs récemment crée l’EEA (Agence Européenne de l’environnement) que des états membres. Et réjouissons nous de cela.

 

Mais avec 38 directives non respectées, la France est parmi les plus mauvais élèves de la classe européenne et notamment en matière de protection de l’environnement. D’ailleurs ça la fout mal quand on a un Président donneur de leçons au monde entier (à Kyoto, puis Johannesburg, à l’Unesco à Paris sur la biodiversité, en ce moment à l’expo universelle de Tokyo, …, c’est une constante).

 

Deux exemples :

-         Un condamnation à 150 000 € d’astreinte par jour pour non respect des directives faune-flore (Natura 2000) et oiseaux, sur le marais Poitevin en … 1999 (Pdt de région à l’époque: Raffarin !). A lire : http://curia.eu.int/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr&Submit=Rechercher&alldocs=alldocs&docj=docj&docop=docop&docor=docor&docjo=docjo&numaff=&datefs=1999-11-25&datefe=&nomusuel=&domaine=&mots=&resmax=100

Rassurez vous l’état voyou ne paye pas et une procédure est en cours pour non paiement.

-         plus récemment en septembre 2004, condamnation pour non désignation de zones reconnues comme sensibles (aux pollutions) et d’intérêt écologique (la baie de Seine, la Seine en aval de son confluent avec l’Andelle, les eaux littorales du bassin Artois-Picardie, la baie de la Vilaine, la rade de Lorient, l’estuaire de l’Elorn, la baie de Douarnenez, la baie de Concarneau, le golfe du Morbihan, le Vistre en aval de Nîmes ainsi que l’étang de Thau) et pour plus de 100 grandes villes n’ayant pas encore de stations d’épurations conformes. A lire : http://curia.eu.int/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr&Submit=Rechercher&alldocs=alldocs&docj=docj&docop=docop&docor=docor&docjo=docjo&numaff=&datefs=2004-09-23&datefe=&nomusuel=&domaine=&mots=&resmax=100

et http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text4204.htm

 

Et dire qu’on se glorifie d’avoir convaincu les autres états membres d’avoir adopté une gestion de l’eau par bassin. Mais les agences de l’eau ont maintenant 40 ans (sic) et en ne pratiquant que l’incitation financière, aujourd’hui mêmes les plus grandes villes ne sont pas conformes.

Sacrés français !

Au passage, une idée à soumettre lorsqu’en mai on sera consulté sur les enjeux de la politique de l’eau (http://www.lesagencesdeleau.fr/) : exiger que les préfets mettent en demeure les élus qui ne réalisent pas les travaux nécessaires.

Au fait qui finance les Agences ? Notre facture d’eau à hauteur de 84% !!! Ne croyez pas au dicton pollueur-payeur. En France c’est plutôt pollué-payeur. A lire : http://www.enviro2b.com/actualites/mauvaise_gestion_de_la_ressource_en_eau_selon_la_cour_des_comptes~811.htm

 

En conclusion, rassurez vous, Serge Lepeltier a réagi en indiquant que la France a fait sa priorité du rattrapage des retards de transposition des directives européennes. Comment ? Avec moins de moyens (budget du ministère en baisse, postes gelés en Diren et dans plusieurs établissements sous tutelle) !

En trichant sur le constat : fausse déclarations, données bidons, censure, suppressions des subventions aux associations, etc, plutôt qu’en dépolluant.

Mais si on se mobilise, cette stratégie ne tiendra pas. exprimez vous sur l'écoblog ministèriel..

Par Loic Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Vendredi 1 avril 2005

J'ai donc proposé sur l'écoblog ministèriel le commentaire suivant qui a fini par être publié deux fois pour le prix d'un

L'agriculture française n'est pas seulement responsable d'une pollution des eaux mais aussi dans environ les 3/4 des cours d'eau, avec il n'y a encore pas si longtemps la complicité de l'ingénierie publique (DDAF)) de travaux hydrauliques lourds (coupures de méandres, curage, élargissements, etc.).

Ces travaux sont réalisés pour favoriser le drainage des terres agricoles et leur impact sur les écosystèmes est connu depuis plusieurs années. Un rapport du CEMAGREF téléchargeable ici :   en étudie les impacts. En voici les conclusions :

"Les interventions en rivière se caractérisent en majorité par leur finalité hydraulique, visant à réduire localement les inondations en accélérant l'écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lit mineurs. Le résultat se traduit par la chenalisation plus ou moins poussée de la rivière.
Toutes les données bibliographiques convergent pour décrire les effets de la chenalisation comme les plus destructeurs des équilibres écologiques et des processus fonctionnels. Ils génèrent des impacts particulièrement graves et durables. Les effets les plus évidents concernent la réduction dans des proportions considérables, de l'ordre de 80%, des biomasses piscicoles."

"Dans certains cas, les situations créées semblent irréversibles selon des processus naturels. Sans récupération de la structure et de la dynamique physique, il n'y a pas de récupération biologique."

"Dans certaines régions, cette situation concerne la majorité des cours d'eau."

Les scientifiques l'affirment, il n'y aura pas de bon état écologique sans programmes de restauration de la morphologie des cours d'eau et des habitats piscicoles.

Notre devoir de citoyens est de diffuser ce constat et d'exiger dans le cadre de la consultation du public sur les programmes de mesures DCE des actions en faveur des cours d'eau et zones humides. D'autant que ces restaurations contribueront aussi à rendre aux cours d'eau leurs capacités d'autoépuration et de stockage de l'eau lors des crues (lutte contre les inondations) qui autant que la reconquête de la qualité des eaux sont des objectifs importants de la politique de l'eau tant européenne que nationale.

 

Par Loic Onema - Publié dans : politique de l'eau
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