Le méthylemercure

Publié le par Onéma

Après les anguilles de la Moselle empoisonnées par les PCB, voici qu’à la Réunion, l’AFSSA recommande aux femmes et aux enfants de ne pas consommer d’espadons ou d’autres poissons du sommet de la chaîne alimentaire, plus de 2 fois par mois ! Lire l’avis du 6 juillet 2006 (tous les avis de l’AFSSA sont publiés sur Internet).

La cause en est le méthyle mercure. En fait la forme minérale du Mercure dont on connaît la toxicité depuis le drame de Ninamata, est rarement inégrée par les animaux ou les plantes.

Par contre, dans un milieu oxygéné ce métal se combine à la matière organique pour former le méthyle mercure toujours très toxique mais en plus soluble et qui s’accumule dans la chaîne alimentaire.

Aujourd’hui l’AFSSA nous alerte après le chikungunya et les typhons, d’un danger supplémentaire pour nos pauvres compatriotes d’outre-mer. Mais Il y a en métropole un grand nombre de site contaminé par le mercure. Car si les bons vieux thermomètres d’antan fonctionnement aujourd’hui à l’alcool, la batterie de votre portable pour ne citer qu’elle, contient du mercure. Vous en avez fais quoi vous de vos vieux téléphones portables ?

Le plus triste pour nous et les poissons c’est qu’il faut des quantités très faibles de mercure pour intoxiquer la chaîne alimentaire. Dans les milieux fortement pollués, il s’est accumulé sous sa forme métallique. En dépolluant les eaux pour atteindre un bon état écologique, on améliore le taux d’Oxygène dans l’eau et donc l’oxydoréduction du mercure en méthyle mercure …

En fait, il existe différents inventaires des sites pollués en France et en Europe. A titre d’exemples les bases BASIAS du BRGM ou BASOL du Ministère de l’écologie mettent ces données à disposition. De toute façon c’est une obligation européenne depuis la convention d’Aarhus. Par ailleurs si vous doutez des résultats que vous trouvez sur ces sites, vous pouvez toujours saisir votre préfecture. Elle a obligation de vous fournir toutes les données administratives (rapport, courriers, notes manuscrites, etc) en la possession des différents services de l’Etat. Si elle vous refuse ce droit à l’information, il vous est encore possible de saisir la commission d’accès aux données administrative (CADA).

 Ne nous laissons plus empoisonner.

Publié dans Infos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Estelle Vereeck 08/04/2008 20:05

La récente décision de la Norvège d'interdire le plombage en mettant en avant des raisons écologiques, et non pas médicales, m'a inspiré une réflexion sur l'incidence environnementale du plombage au mercure et les prises de conscience qui devraient en découler.

Aborder le problème du plombage sous l'angle de la pollution éclaire les enjeux écologiques lié au mercure dentaire dont 100 tonnes "dorment" actuellement dans la bouche des Français et pas moins de 1100 tonnes dans les mâchoires européennes.

L'éco-citoyen peut-il ignorer l'impact écologique des matériaux qu'il porte en bouche ?

Je vous livre cette réflexion, publiée sur Holodent:

http://www.holodent.com/article-16646517.html

Methylmercury 06/11/2007 15:44

I love methylmercury !