Des nouvelles intéressantes du côté de l’hydro-électricité

Publié le par Onéma

On a pu apprendre cette semaine dans un colloque organisé par le principal syndicat de producteurs autonomes d’hydro-électricité qu’EDF ne pensait pas pouvoir augmenter significativement sa production. 

Bien que le rapport du très incompétent haut fonctionnaire pour le développement durable DAMBRINE, propose que d'ici 2015, la filière produise 7 TWh supplémentaires par an dont 4TWh par des microcentrales. Jean Wencker, membre du Comité National de l’Eau, Vice président d'Alsace Nature et membre du directoire du réseau Eau de France Nature Environnement précise ici que EDF a déclaré se refuser à équiper des sites où l'investissement ne serait pas amortissable. Les microcentrales de moins de 100kW ne peuvent compenser les coûts environnementaux par leurs bénéfices énergétiques et que jusqu'à 1MW il faut soigneusement analyser la balance coût-bénéfice pour y voir des ouvrages d'intérêt public ! 

En effet la LEMA bien qu’elle abroge l’article de la loi de 1919 sur l’énergie hydraulique instituant des rivières réservées (où aucune nouvelle installation ne peut âtre autorisée) et l’article L432-6 du CE (ou les producteur disposent de 5ans à partir de la publication d'une liste d'espèce pour construire des passes à poissons), elle impose des passes à poissons sur les cours d’eau listés par le Préfét de bassin dans lesquels il est nécessaire d’assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs et interdit tout nouvel ouvrage sur les cours d’eau  en très bon état, identifiés par les SDAGE comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l’atteinte du bon état écologique ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs amphialins est nécessaire (Art L214-17). 

 De plus elle réaffirme que tout ouvrage à construire dans le lit d'un cours d'eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l'installation de l'ouvrage. A compter du 1er janvier 2014, ce débit minimal devra être égal à 1/10e du débit moyen annuel du cours d'eau,  au 1/20e sur les cours d'eau importants (module>80m3/s), sur les cours d'eau au régime atypiques (méditerranéens ?) et pour les barrages qui contribuent, par leur capacité de modulation, à la production d’électricité en période de pointe de consommation et dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat  (Art 214-18 du CE).

 

C’est pourquoi, aujourd’hui certains cadres d’EDF considèrent que quasi tous les sites exploitables de façon économiquement rentable sont équipés et que le simple fait de maintenir la production à son niveau actuel est un défi qui ne sera pas facile à relever. L’avenir de l’hydroélectricité n’est donc plus aux barrages mais aux STEP (Station de transfert d’énergie par pompage) qui constituent un des rare  moyen de stocker l’électricité : on pompe de l’eau vers un bassin en altitude quand les centrales nucléaires produisent plus qu’on ne consomme et on la lâche à travers une turbine en période de pointe. 

Même la conclusion de Mme Olin est facteur d'espoir.  « le rôle de l’hydroélectricité dans l’effort de développement des énergies renouvelables ne peut être que marginal. L’atteinte des 21% de la consommation d’électricité à partir d’énergie renouvelable dépend prioritairement des économies d’énergie et du développement des autres sources d’énergies renouvelables qui, partant de pratiquement zéro, ont un potentiel capital..», Pour l’hydro-électricité elle a affirmé que c’est le progrès technique des nouvelles turbines à installer sur les sites actuellement en activité qui permettra de gagner jusqu’à 35% d’énergie.

 

Publié dans Infos

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