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Le soir tombait de tout son poids
Au dessus de la rivière
Je rangeais mes cannes
On ne voyait plus que du feu
Je l'ai vu s'approcher
La tête ailleurs dans ses prières
Il m'a semblé voir trop briller ses yeux
Je lui ai dit

Si tu pleures pour un garçon
Tu seras pas la dernière
Souvent, les poissons sont bien plus affectueux
Va faire un petit tour, respire le grand air !
Après, je te parlerai de l'amour
Si je me souviens un peu
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Je lui ai dit

Le monde est pourtant pas si loin
On voit les lumières
Et la terre peut faire
Tous les bruits qu'elle veut
Y a sûrement quelqu'un qui écoute
Là-haut dans l'univers
Peut-être tu demandes plus qu'il ne peut ?
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Elle m'a dit

Elle a dit finalement, je brûle de tout savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
Y a sûrement de la place pour deux !
Cette route ne mène nulle part
Alors... Viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
On va comparer nos malheurs
Là, dans la cabane du pêcheur
Partager un peu de chaleur
Là, dans la cabane du pêcheur
Moi, j'attends que le monde soit meilleur
Là, dans la cabane du pêcheur

 

Merci Francis, c'est beau et cela meuble

 

 

 

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Vendredi 19 janvier 2007

A peine la loi sur l’eau et les milieux aquatiques  votée et publiée le marathon des décrets d’application commence.

Elections et devoir de réserve des fonctionnaires obligeant, il s’agit d’aller vite. Mais qu’elle est donc la première urgence ?

 

Il faut créer l’Office Nationale de l’Eau et des Milieux Aquatiques.

Je vous invite à lire eaux glacées, le blog du toujours très bien renseigné Marc Laimé. Dès le 15 janvier le Comité National de l’Eau a examiné le décret de fonctionnement de l’Office qui doit être crée au plus tard au 1/7/2006 et celui qui détermine son mode de financement.

 

Pour rappel, l’Office est fondé à partir de feu le CSP. En plus de ses actuelles missions  de maintien, d'amélioration et de mise en valeur du domaine piscicole, le nouvel établissement public aura en charge :

- la mise en place et la coordination technique d’un système d’information visant au recueil, à la conservation et à la diffusion des données sur l’eau, les milieux aquatiques, leurs usages et les services publics de distribution d’eau et d’assainissement (observatoire du prix de l’eau).

- garantit une solidarité financière entre les bassins et notamment vis-à-vis des DOM et TOM (le financement de stations d’épuration). 

Le traitement de ces nouvelles missions est assez inquiétant. Le CSP est en majorité constitué d’agents techniques dont les taches administratives ne doivent pas devenir le métier. Jusqu’à maintenant le CSP n’octroyait de subventions qu’aux collectivités piscicoles et à quelques études scientifiques (5 millions d'euros par an au maximum). De même rares ont été les appels d’offres et les marchés passés par cet établissement pour la réalisation d’étude. Personne ne sait instruire un dossier de demande d’aide. La mission informatique qui aura à charge le Système d’Information sur l’Eau n’est composée que d’une poignée de personnes…

Pour les personnels du CSP, l’enjeu du décret est de préserver leurs métiers et leur technicité. qui en les plaçant sur le terrain leurs permet de protéger l'environnement.

Pour la Direction de l’eau, les directeurs d’agences et les élus des comités de bassins, l’enjeu est de préserver leurs prérogatives et d’éviter que d’autres n’aient à évaluer (par la mise en place ou même simplement l’exploitation de réseaux de surveillance), l’efficacité de leurs programmes de mesures sencés garantir l’atteinte du bon état écologique des cours d’eau.

Il serait en effet fâcheux qu’une "septième agence" puisse constater que les 14 milliards des redevances (de 2007 à 2012) n’auraient pas permis d’améliorer les écosystèmes ou la qualité de l’eau distribuée au robinet. La maîtrise de l’outil d’évaluation de l’atteinte des objectifs est cruciale. C’est pourquoi les directeurs d’Agences ont exigé à ce que soit inscrit dans le décret que l’Office participe au système d’information sur l’eau directement (pour les poissons que le CSP suivait déjà) mais par l’intermédiaire des agences de l’eau pour les autres compartiments (macro-invertébrés, diatomés, plancton et physico-chimie)

 

Il s’agit aussi d’éviter que les futures délégations interrégionales de l’Office n’empiètent sur les nouvelles missions attribuées aux agences de l’eau par la LEMA   (en particulier : mener et favoriser des actions de préservation, de restauration, d’entretien et d’amélioration de la gestion des milieux aquatiques et des zones humides et favoriser les usages sportifs et de loisirs (ic la pêche) des milieux aquatiques).

Dernier point d’achoppement mais cette fois ci entre agence : la répartition du prélèvement pour constituer le budget de l’Office. Il s’agissait pour Seine-Normandie d’éviter à tout pris que la répartition se fasse au prorata de la population urbaine de chaque bassin ce qui aurait conduit cette agence à financer la moitié des 108 million d’Euros. L’accord trouvé aboutit à :

Adour-Garonne 9 080 000 €
Artois-Picardie 7 600 000 €
Loire-Bretagne 16 330 000 €
Rhin-Meuse 6 420 000 €  
Rhône-Méditerranée-Corse  25 910 000 €
Seine-Normandie 42 660 000 €

Mais personnellement je ne comprends pas du tout ces inquiétudes puisque l’Office sera aux ordres du MEDD puisque le conseil d’Administration donne la part belle aux fonctionnaires 9 représentants de 9 ministères et … les 6 directeurs d’Agences (qui s’inquiètent donc bien à tord) face à 14 représentants des élus (dont certainement des membres des comités de bassins) et des usagers.

 

Moi je me demande pourquoi créer un établissement public plutôt que de renforcer une direction du ministère si il n’a aucune autonomie de fonctionnement : ni budgétaire ni technique ?

 

Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Jeudi 30 novembre 2006

Je ne sais pas si c’est un record dans l’histoire de cette république, mais la loi sur l’eau et les milieux aquatiques a encore une fois été reportée. Elle devait être votée en seconde lecture à l’Assemblée Nationale aujourd’hui et demain.

 

 Mais il est des sujets bien plus urgents et importants que notre santé et que la protection et la restauration de notre environnement. En effet il a fallu programmer d’urgence l’examen du projet de loi relatif à la prévention de la délinquance

Je rappelle que c’est Mme Voynet qui a initié ce projet de loi qui a été présenté une première fois à l’assemblé nationale par Mr Cochet. Mme Bachelot a souhaité tout reprendre à zéro et c’est M Lepeltier qui a présenté la nouvelle mouture pour la première fois au Sénat en mars 2005. Mme Olin a poursuivi les travaux. Pourra t’elle aller jusqu’au bout de cette loi ? Il reste 164 amendements à examiner.

 On touche quand même au but car la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire, a rendu son avis le 22 novembre sans laisser à penser qu’il y aura d’importants débats.

 Cinq ministres et peut être de nombreux autres si la loi n’est pas votée avant la fin de la session parlementaire (fin février) ...

 

 

 

 

 

 

 

 DERNIERE NOUVELLE : l'examen de la loi est programmée les 11, 12 et 13 décembre sur le site de l'Assemblée Nationale.

 

 

Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Lundi 25 septembre 2006
J'ai trouvé un excellent article sur les débats au Palais du Luxembourg sur la Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques, dans la revue Journ'eau, la lettre des acteurs de l'eau.

Je vous le livre in extenso ci dessous :

"Quel dommage que l’esprit qui a soufflé au Sénat les 7, 8 et 11 septembre, pour la deuxième lecture du projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema), ait été si peu présent durant la première lecture, en avril 2005 ! On aurait sûrement gagné des mois sur le calendrier d’examen de ce texte. Certes, les 50 heures de débats de la première lecture n’avaient pas été inutiles : elles avaient  permis de déblayer le terrain, de mettre à plat nombre de questions et de faire sans doute  comprendre aux sénateurs que le sujet était beaucoup plus complexe que ce qu’ils en connaissaient

 

d’après leur expérience d’élu local. Mais combien d’échanges inutiles et de temps perdu au printemps 2005, entre un ministre de l’écologie et du développement durable, Serge Lepeltier, visiblement mal à l’aise, un rapporteur de la commission des affaires économiques, Bruno Sido (Haute-Marne, UMP), qui manquait souvent de souplesse, et des orateurs retranchés dans leurs certitudes !

 

En seconde lecture, le courant est bien mieux passé. D’abord la nouvelle ministre, Nelly Olin, a acquis de l’assurance, sur un sujet qu’elle connaissait à peine voici un an. Elle n’en demeurait pas moins à l’écoute

 

de ses anciens collègues et cherchait le plus souvent à exposer clairement sa position et à se faire comprendre, quand son prédécesseur énonçait des vérités certes incontestables, mais inaccessibles aux

 

profanes que sont les parlementaires en matière d’eau et de milieux aquatiques.

 

En première lecture, le ministre et le rapporteur s’étaient plus d’une fois opposés, notamment sur les deux thèmes très sensibles de l’hydroélectricité et de l’agriculture. En fin de compte, c’est plutôt le point de vue de la majorité sénatoriale qui l’a emporté, même si les députés ont apporté des  corrections.

 

Rassuré sur ces deux points, Bruno Sido a su se montrer plus diplomate en deuxième lecture, en  négociant les obstacles plutôt qu’en imposant ses choix. Il s’est même permis le luxe de neutraliser ses

 

collègues de la majorité sur la délicate question de la redevance des élevages, en laissant s’exprimer des points de vue contradictoires, puis en démontrant que les intéressés plaidaient chacun pour son département et que seule la position médiane qu’il défendait, au nom de la commission, correspondait à l’intérêt général.

 

Les débats ont aussi été facilités grâce à l’absence de certains orateurs de la première lecture, en particulier Alain Vasselle (Oise, UMP), défenseur jusqu’au-boutiste de l’agriculture intensive et industrielle. D’autres sont restés plus discrets, comme le Vert Jean Dessessard (Paris, rattaché socialiste) ou Charles Revet (Seine-Maritime, UMP). D’autres enfin ont accompagné le rapporteur dans la recherche de solutions réalistes, comme Jean-François Le Grand (Manche, UMP) ; encore que ce dernier ait réintroduit

 

une taxe sur les eaux pluviales qui ne semble pas plus applicable que les versions précédentes. Le seul à n’avoir pas été touché par ce climat consensuel était le principal orateur du groupe socialiste, Paul Raoult (Nord), qui s’est le plus souvent cantonné dans une opposition systématique et, il faut l’avouer, plutôt confuse. C’est d’autant plus dommage qu’en première lecture, sa bonne connaissance des sujets abordés lui avait souvent permis de faire progresser la réflexion de ses collègues, même s’il avait été rarement suivi au moment du vote.

 

Les parlementaires ont su mettre à profit le trimestre écoulé entre la première lecture à l’Assemblée  nationale, en mai dernier, et cette deuxième lecture au Sénat : la plupart des modifications apportées par les sénateurs avaient été acceptées au préalable par le rapporteur de l’Assemblée, André Flajolet (Pas-de-Calais, UMP). De sorte qu’on peut s’attendre à un vote conforme par les députés de presque tous les articles restant en discussion. Une dizaine de points restent à régler, dont quatre ou cinq seront âprement débattus en commission mixte paritaire.

 

On peut regretter que le vote final au Sénat n’ait reflété ni ce travail préparatoire ni le climat d’écoute qui a

 

dominé durant ces derniers mois : le palais du Luxembourg s’est strictement divisé selon un clivage gauche-droite. C’est normal de la part des Verts, qui contestent les fondements même de la Lema. Ce l’est un peu moins de la part des socialistes et des communistes, qui ont mis en exergue leurs points de divergence avec la majorité, plutôt que leurs points de convergence. Mais, bon, l’eau est devenu

 

un sujet hautement politique et cette période préélectorale n’est pas propice aux consensus."
Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Jeudi 11 mai 2006

Pour les gardes-pêche du Conseil Supérieur de la Pêche, avec le loi sur l'eau actuellement examinée à l'Assemblée, le Ministère de l’écologie, les sénateurs et les députés sont pris en flagrant délit d’intention de nuire à la ressource en eau et aux milieux aquatiques, faute aggravée du Sénat et de certains députés pour vote (ou dépôt) d’amendements négatifs sur le projet de texte déposé par le gouvernement.

Ces fonctionnaires assermentés précisent qu’alors que la situation des écosystèmes aquatiques est alarmante : ¾ des cours d’eau sont perturbés ou dégradés, 75% des cours d’eau contiennent des résidus de pesticides, et au moment où la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) impose aux pays membres de restaurer leurs cours d’eau pour 2015 (atteinte du bon état écologique), le gouvernement persiste dans sa logique libérale en proposant un texte qui constitue une véritable imposture ! Je site :

 "- imposture financière : le coût de la protection et de la restauration des écosystèmes va reposer sur les usagers domestiques, en exonérant au passage les principaux responsables de la dégradation des milieux : agriculteurs, producteurs d’électricité, aménageurs… (85% des redevances payées aux agence de l’eau viennent des usages domestiques contre 4% pour l’agriculture).

- imposture écologique : le projet persiste dans une vision passéiste de l’environnement, basée sur l’asservissement des ressources naturelles à des profits économiques immédiats. En conséquence, il réduit fortement la portée des articles du code de l’environnement qui concernent la protection de l’eau et des milieux, il conforte le développement des activités responsables de la dégradation des milieux : agriculture intensive, hydroélectricité, curage, extraction de matériaux…, il bafoue le principe « pollueur/payeur».

- imposture technique : un nouvel établissement public, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques doit être créé à partir de l’actuel Conseil Supérieur de la Pêche (CSP), principal porteur de la surveillance et de la protection des milieux aquatiques. Le projet du Ministère de l’Ecologie pour cet office lui retirerait toute possibilité de s’organiser convenablement et d’être efficace.
A se demander si au final, le gouvernement pour répondre aux impératifs de la rigueur budgétaire et aux pressions de certains lobbies, ne préfère pas casser le thermomètre plutôt que guérir le malade !
"


Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Vendredi 5 mai 2006

Les 9, 10 et 11 mai, sera examiné à l’Assemblée Nationale un important projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques initié … il y a 8 ans par Dominique Voynet.

 Selon le dossier de presse du Ministère de l'écologie cette loi permettra de :

* Développer l’hydro-électricité mais aussi modifier les autorisations d’installations hydrauliques si leur fonctionnement ne permet pas la préservation des poissons migrateurs.
* Réserver des tranches d’eau dans les barrages hydroélectriques pour satisfaire des usages prioritaires (eau potable, équilibres écologiques…).
* Obliger les riverains à entretenir régulièrement les cours d’eau sans travaux néfastes pour les écosystèmes aquatiques.
* Qualifier de délits la destruction des frayères et le tribunal peut ordonner la remise en état du milieu aquatique et la publication du jugement. La vente et l’achat de poissons braconnés sont punis de 3750 euros, amende portée à 22 500 euros lorsqu’il s’agit d’espèces protégées.
* Organiser la répartition des volumes d’eau d’irrigation entre l’ensemble des préleveurs d’un périmètre donné.
* Lorsqu’un ouvrage hydraulique présente des risques pour la sécurité publique, imposer une étude de dangers interdire d’aménager des terrains de camping ou de stationnement de caravanes
* D’imposer la tenue d’un registre sur les quantités mises sur le marché aux distributeurs de produits antiparasitaires.
* Rendue obligatoire en amont des captages d’eau potable et de certaines zones à protéger la modification de certaines pratiques agricoles.
* Aux communes de fixer la durée de la saison balnéaire, recenser leurs eaux de baignade et les sources possibles de leur pollution et assurer l’information régulière du public.
* Aux communes d’instaurer une taxe sur les volumes d’eau de ruissellement pour permettre de financer les travaux en matière d’assainissement pluvial.
* La transparence du financement des Agences de l’eau est améliorée.
Mais pour les associations de consommateurs et de protection de la nature ce texte ne va pas assez loin ! 

France nature Environnement indique que même si le texte actuel est loin d’être satisfaisant, et souffre cruellement d'un manque d’ambitions réformatrices, on peut noter toutefois quelques avancées significatives.

UFC que choisir dénonce que le projet de loi sur l'eau est aujourd'hui une coquille qui sonne creux. Ce projet ne contient en effet quasiment aucune mesure relative à la politique agricole de l'eau, notamment les aquataxes sur les nitrates et les pesticides. Un projet de loi sans aquataxe ne peut pas être un grand projet de loi sur l'eau.

Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Mercredi 15 février 2006
Les premiers résultats de la consultation du public qui en son temps m'avait motivé à écrire sur ce blog tombent enfin.

En Rhin-Meuse, je trouve cela plutôt encourageant . Pour résumer en 3 lignes : les gens sont inquiets pour leur santé, pour leur approvisionnement et sont plutôt prêts à faire des efforts (financièrement ou en changeant leurs habitudes) pour améliorer la qualité de l'eau.

Deux points qui m'inquiètent :
- ce sont les plus jeunes qui sont le moins motivés. Est-ce de l'insouciance ou du à de la désinformation ? En tout cas cela ne présage rien de bon pour l'avenir : le leur surtout. Précarité quand tu nous tiens |-(
- En pensant à l'eau, les gens pensent dabord à celle qui coule dans leurs robinets et beaucoup moins souvent à celle qui coule dans les rivières. Je me sert de la nature, mais je n'en fait pas parti. Après moi le déluge ?

Promis je vais lire tous les résultats. La comparaison d'un bassin à l'autre devrait démontrer le poids des différents lobbies puisque chaque Agence a pu choisir le mode de diffusion de son questionnaire (courriers en Rhin-Meuse, publication dans des journeaux spécialisés en RMC, Internet-associations-administrations partout)
.
Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Mardi 29 novembre 2005

Du 2 mai au 2 novembre, les Agences de l’eau et les Préfectures ont consulté le public  sur les enjeux de la politique de l’eau dans le but d’atteindre un bon état écologique en 2015, comme le stipule la Directice Cadre Européenne 'DCE) .

 En Seine-Normandie des premiers résultats sont diffusés en réunions : 16000 réponses soit 1 habitant sur 100 ! 25% de réponses par les internautes : cher lecteur bravo ! Le dépouillement des questionnaires a été confié à l’agence BVA.

  • 90% des personnes se déclarent inquiètes par les substances toxiques (la question était : Renforcer le contrôle des substances toxiques rejetées par certaines activités industrielles vous paraît extrêmement importante, très, assez, peu ou pas du tout importante)
  • 83% se déclarent prêts à changer leurs habitudes
  • 75% sont prêt à payer 1€ de plus sur leur facture d’eau pour financer des actions humanitaires (il est vrai que l’eau tue dans les pays en voie de développement)
  • 72% sont prêt à payer l’eau plus cher (la campagne publicitaire « merci l’eau » des sociétés de distribution d’eau est sans doute actuellement diffusée pour convaincre les 28% restants)
  • 70% des personnes souhaitent être mieux informées.
  • Et seulement 50% sont inquiets par la sécheresse ou les inondations.

Mais ce n’est pas un sondage car les personnes ayant répondues ne sont pas représentatives de la population : 47% ont moins de 40 ans, 63% habitent en maisons individuelles et il n’y a que 2% d’ouvriers et d’agriculteurs.

  •  En Artois-Picardie, plus de 4000 personnes ont répondu au questionnaire.
  • En Rhin-Meuse 72 000 questionnaires reçus. Toutefois c’est la seule Agence qui a envoyé ce questionnaire par la poste avec une enveloppe T pour la réponse à l’ensemble des foyers de ce bassin (en théorie).
  • Le record est détenu en Rhône méditerranée Corse avec 82 000 questionnaires ! résultats promis début 2006.
  • Je n’ai encore rien trouvé sur le site de l'Agence Adour-Garonne.

Comptez sur moi pour vous livrer les résultats de ces consultations au plus vite.

Par Onéma - Publié dans : politique de l'eau
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Lundi 31 octobre 2005
  • *"Les agences de l'eau ont 40 ans ..."
  • *"La DCE est d'inspiration française, elle généralise dans l'ensemble de l'UE, la gestion "à la française" par bassin versant ..."
  • *"Le principe pollueur payeur est appliqué en France dans le domaine de la dépollution de l'eau."
 
Autant de contre-vérités qu'on nous assène et que l'Agence Européenne de l'Environnement contredit aujourd'hui.
 
  • * Premièrement, d'autre pays appliquent depuis 30 ans la gestion de l'eau par bassin versant.
  • * Deuxièmement, en france le principe pollueur payeur n'est pas correctement appliqué. personnellement, vu que 82 du budget des Agences provient des ménages via la facture d'eau, la France applique le principe pollué-payeur !
  • * Enfin, la voie la plus rentable pour atteindre le bon état écologique des cours d'eau, n'est pas la construction de stations d'épuration, mais la réduction des pressions polluantes et j'ajouterais des perturbations des habitats. Tient n'est-ce pas ce que j'écris depuis maintenant 8 mois ?
Lisez le communiqué copié ci-dessous de l'EEA.

Résoudre le problème de la pollution des eaux résiduaires à la source: une solution moins coûteuse que l'épuration

Adopter des politiques basées sur le principe du prélèvement de taxes visant à réduire la pollution est la voie la plus rentable à suivre pour atteindre les objectifs de l'UE en matière d'eaux résiduaires.

Selon un nouveau rapport de l'Agence européenne de l'environnement à Copenhague, le principe du "pollueur payeur", fondé sur l'écofiscalité, permet de réduire les volumes d'eau polluée et offre la solution la plus rentable en vue de respecter la réglementation européenne. L'étude pilote "Effectiveness of Urban Wastewater Treatment Policies in Selected Countries" (Efficacité des politiques en matière de traitement des eaux résiduaires urbaines dans certains pays) analyse les réussites et les échecs enregistrés par les politiques adoptées au Danemark, en Estonie, en France, aux Pays-Bas, en Pologne et en Espagne. Elle explique la relation qui existe entre une gestion des eaux efficace et les politiques qui la sous-tendent.

Les eaux continuent à être polluées par des eaux "non traitées", malgré trois décennies d'efforts visant à nettoyer les eaux de surface en Europe. Plusieurs États membres de l'UE ne se sont pas conformés aux exigences de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, initialement adoptée en 1991 en vue de réduire la pollution des eaux pour l'an 2000.

Le modèle néerlandais, fondé sur la perception de "taxes sur la pollution de l'eau" élevées et sur la répartition intégrale des coûts de l'assainissement, répond presque parfaitement aux exigences de la législation et est le plus rentable des exemples cités dans ce rapport. Le rapport laisse entendre que l'absence de taxes sur la pollution des eaux en France et en Espagne résultera en l'incapacité pour ces pays d'atteindre les objectifs pour 2005 de manière rentable. Le Danemark respecte entièrement la directive, les rejets ayant diminué de 90%.

"L'exemple néerlandais montre l'avantage sur le plan financier de trouver des solutions en amont pour régler le problème de la pollution des eaux, plutôt que de payer pour leur épuration en fin de cycle", déclare Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'Agence européenne pour l'environnement.

Les deux nouveaux États membres mentionnés dans l'étude, la Pologne et l'Estonie, ont jusqu'à 2010 pour se mettre en conformité. Néanmoins, pour parvenir à atteindre ces objectifs, ces deux pays devront bénéficier d'un appui considérable de la part de l'UE. Dans plusieurs États membres, plus de 50% de l'ensemble des investissements dans le domaine de l'environnement ont été absorbés par le contrôle de la pollution des eaux au cours de ces dernières décennies.
Les nouveaux États membres peuvent bénéficier de subsides considérables de la part de l'UE (75 à 85% des coûts) grâce aux Fonds de cohésion et aux fonds structurels de l'UE. Les estimations prévoient la nécessité d'augmenter l'aide financière de 40 à 50 euros par personne pour permettre à ces pays de respecter les délais.

Selon le professeur Jacqueline McGlade : "Les États membres risquent d'être tentés de construire des stations d'épuration plutôt que de choisir la voie la plus rentable en traitant le problème à la source."

Le rapport est disponible à l'adresse suivante:
http://reports.eea.eu.int/eea_report_2005_2/en

http://org.eea.eu.int/documents/brochure/Effectiveness_FINAL_low-res.pdf


Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Lundi 20 juin 2005

La directive cadre européenne est selon le WWF la plus importante loi de l’Union Européenne. Elle impose que les états membres mettent en œuvre des plans de gestions pour que toutes les eaux côtières, tous les cours d’eau, tous les lacs atteignent en 2015 un bon état écologique et que toutes les nappes phréatiques atteignent un bon état chimique.

 

Qu’est-ce que le bon état. A ce jour, on nous présente d’importants documents (les « états des lieux ») sans nous préciser ce que sera ce mystérieux objectif de bon état écologique.

Sous le prétexte que les objectifs écologiques devront être cohérent dans l’ensemble de l'Union pour ne pas fausser la si médiatique libre concurrence, on attend les résultats d’un groupe de réflexions ECOSTAT piloté par la commission. Pourtant la directive  est claire. L’annexe V (pages 38 à 51) précise que le bon état des cours d’eau par exemple doit être atteint pour différents compartiments biologiques : les poissons, les invertébrés aquatiques (mollusques, insectes, crustacés, etc) les plantes aquatiques et le phytoplancton. Et que ces biocénoses ne doivent s’écarter que légèrement en terme d’espèces et d’abondance des conditions des communautés caractéristiques du biotope concerné.

Extrait de l'Annexe V :

Bien, il reste à définir le mot légèrement mais est-ce absolument nécessaire pour expliquer à tout le monde l’ampleur de la tache ?

 

En juin 2005, le Muséum National d’Histoires Naturelles a publié une étude de la qualité de l’eau en France  basée sur l’analyse des états des lieux publiés par les 6 Agences de l’eau. Les résultats repris dans la presse et sur Internet montrent que ces documents annoncent que si aucun effort supplémentaire n’est fait, 75 % des masses d’eau n’atteindront pas le bon état en 2015.

Le Muséum est même pessimiste sur ce chiffre car il a relevé que certains polluants ne sont pas pris en compte par les Agences faute de connaissances.

J’ajoute que, également faute d’études précises mais surtout faute d’un découpage suffisamment fin des masses d’eau, les modifications des cours d’eau (chenalisation, drainage des affluents, barrages, artificialisation des berges, éclusées, réchauffement des eaux par des centrales thermiques, etc) sont également très mal prises en compte dans les états des lieux.

Enfin, la France a tellement de retard en matière de directives européennes sur l’eau que l’essentiel des moyens disponibles seront mobilisés pour ce que la directive nomme les mesures de bases (page 14, article 2. §3a), c’est-à-dire le respect de normes existant déjà depuis plusieurs années mais non respectées.  Vous me direz pourquoi les respecter maintenant ? Contrairement aux directives précédentes, la DCE impose de prévoir des sanctions : Article 23, « Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions nationales prises en application de la présente directive. Les sanctions ainsi prévues doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. »

 

Ainsi les mesures de bases deviennent des mesures prioritaires, et les mesures complémentaires, des mesures accessoires.

 

Sémantique ! On justifiera ainsi auprès des ONG environnemental que l’on respecte le texte et on justifiera auprès de la comission qu’on ne peut bluffer comme cela, que pour des raisons économiques, on aura besoin de plus d’un plan de gestion pour réaliser les mesures complémentaires (délais prévus par l’article 4, §4)

Voila comment est réécrite une directive et imposée une politique de construction de stations d’épuration.

Ainsi seulement 5 à 10% du budget des Agences (que le projet de loi sur l’eau ne permet pas d’augmenter significativement en créant de nouvelles redevances) sera affecté aux mesures complémentaires (parmi lesquelles les travaux de restauration des habitats).

 

Au  final en 2015, seuls les milieux aquatiques actuellement en bon état ont des chances de l’être encore.

Personnellement, je trouve qu’il y a tromperie sur les objectifs.

Le public et les ONG sauront-ils profiter de la consultation obligatoire pour réorienter la politique de l’eau pour une meilleure qualité de l’environnement ?

Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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Jeudi 2 juin 2005

L’eau, n’est plus qu’un bien marchand !

 

Je vous conseille vivement la lecture de 2 très bons articles qui dénoncent la privatisation de potabilisation, de la distribution et de l’épuration de l’eau :

 

-         « Ne sèche pas tes larmes bois les » par l’Aiguillon : http://eau.apinc.org/article.php3?id_article=336

-          et « Les services publics de l’eau Le modèle français, un modèle à ne pas suivre » de Olivier Marcant pour Attac France : http://www.france.attac.org/IMG/pdf/service_publics_eau.pdf

 

Pour résumer grossièrement, ces 2 articles dénoncent les bénéfices scandaleux de quelques multinationales grâces aux contrats qu’elles passent avec nos municipalités ou syndicats intercommunaux. Ces sociétés nous facturent l’eau 15 à 20% plus cher que quand le même service est assuré en régie municipale.

 

J’ajoute que le pire c’est qu’on paye 2 fois ce service puisque les investissements des communes en réseaux (distribution et collecte des eaux usagées) et en station d’épuration sont subventionnés par les Agences de l’eau dont le budget provient à plus de 80% de notre facture d’eau !

 

Je voudrais dans ce billet, faire un parallèle avec un autre article rédigé par le mouvement alter mondialiste ATTAC : « Baisser les impôts : utile, juste, efficace »  http://www.france.attac.org/a2557

Cet article dénonce la baisse des revenus de l’état suite aux diminutions d’impôts prônées par le néolibéralisme sous prétexte de relancer la croissance donc la consommation donc l’emploi (quels emplois ? Quel pouvoir d’achat ?). « L’idéologie néolibérale tente de promouvoir une fiscalité prétendue simple, neutre, efficace, et ne perturbant pas la concurrence. Elle devrait être réduite au seul financement des missions régaliennes (police, justice, défense). Elle n’aurait pas pour but de redistribuer, de corriger les inégalités, d’inciter ou de modifier certains comportements puisque ces objectifs seraient assurés par le jeu de la concurrence et du marché ».  Tiens c'est comme pour la distribution de l’eau alors !

 

En résumé, pour les libéraux, tout ce qui peut rapporter de l’argent, DOIT être privatisé. La concurrence est censée assurer la compétitivité des coûts et/ou la qualité du service.

 

Que se passe t’il quand des trusts se partagent un marché en évitant de se concurrencer ?

 

Et surtout, que rapporte une politique de préservation ou de restauration des capacités auto épuratrices des milieux aquatiques en face des milliards que rapporte chaque année le marché de l’eau?

 

Alors à votre avis quelle politique sera-t-elle choisie par les libéraux ?

Qui recommandait de voter pour une constitution ultra-libérale, ou les marchés (comme celui de l’eau) ne doivent pas être faussés par les états* ?

 

Merci aux peuples français et bataves d’avoir rejeté cette politique. Mais assurez vous d’avoir été écoutés par vos élus cela même qui ont voté oui …

 

Que préférez vous : prévenir ou guérir ?

Pensez y en remplissant les questionnaires des Agences…

 

 

 

(*) Réponse : la droite, le PS et même les verts !

 

 

Par Onema - Publié dans : politique de l'eau
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