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Le soir tombait de tout son poids
Au dessus de la rivière
Je rangeais mes cannes
On ne voyait plus que du feu
Je l'ai vu s'approcher
La tête ailleurs dans ses prières
Il m'a semblé voir trop briller ses yeux
Je lui ai dit

Si tu pleures pour un garçon
Tu seras pas la dernière
Souvent, les poissons sont bien plus affectueux
Va faire un petit tour, respire le grand air !
Après, je te parlerai de l'amour
Si je me souviens un peu
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Je lui ai dit

Le monde est pourtant pas si loin
On voit les lumières
Et la terre peut faire
Tous les bruits qu'elle veut
Y a sûrement quelqu'un qui écoute
Là-haut dans l'univers
Peut-être tu demandes plus qu'il ne peut ?
Elle m'a dit

Elle a dit justement c'est ce que je voudrais savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
C'est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t'asseoir
Elle m'a dit

Elle a dit finalement, je brûle de tout savoir
Et j'ai dit viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur
Y a sûrement de la place pour deux !
Cette route ne mène nulle part
Alors... Viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
On va comparer nos malheurs
Là, dans la cabane du pêcheur
Partager un peu de chaleur
Là, dans la cabane du pêcheur
Moi, j'attends que le monde soit meilleur
Là, dans la cabane du pêcheur

 

Merci Francis, c'est beau et cela meuble

 

 

 

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Jeudi 31 mars 2005 4 31 03 2005 00:00

Pour répondre en partie à l'exigence européenne de consultation du grand public sur les enjeux de la gestion de l'eau et les actions à mettre en oeuvre pour atteindre le "bon état écologique des cours d'eau", le Ministère de l'Ecologie et du Developpement Durable a mis en ligne un Blog : http://ecoblog.blogspirit.com/  Je vous engage à vous y exprimer

Le webmaster prévient qu'un modérateur interviendra quotidiennement pour écarter les commentaires injurieux ou hors sujet, et pour publier les articles retenus.

Il faut presque 2 semaines pour qu'un commentaire puisse être validé. Du coup j'en ai fait un doublon pensant avoir dans un premier temps été censuré. Mais comme on dit mieux vaut deux fois qu'une.

Enfin s'il n'y a pas de censure, cela vaut vraiment le coup de s'exprimer sur cet écoblog, et le mien n'a plus de raison d'être. J'adoucie donc mon propos dicté par l'amertume et je vous enjoint à vous exprimer car si certains messages sont martelés, il sera difficile de ne pas les prendre en compte, l'Europe aussi y veillera et demandera des comptes !

EXPRIMEZ VOUS

LE MINISTERE VOUS ECOUTE POUR UNE FOIS

Par Loic Onema - Publié dans : Infos
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Jeudi 31 mars 2005 4 31 03 2005 00:00

A lire prochainement des résumés argumentés avec bibliographie sur, et dans le désordre :

- l'impact des barrages sur l'écosystème aquatique,

- l'impact des éclusées,

- les condamnations de la France pour non respect de Directives Européennes sur l'environnement (Natura 2000, Directive Eaux Résiduaires Urbaines),

- l'intérêt des branchages et des "gros débris ligneux" dans les cours d'eau pour les poissons.

- le risque de voir proliférer des étangs de pêche et/ou de chasse sur des ruisseaux et des zones humides remarquables en conséquence de la toute nouvelle loi sur le développement des territoires ruraux

- une analyse du droit à dégrader les cours d'eau dans le projet de loi sur l'eau bientôt soumis aux assemblés

- Après Kyoto 1992, Tokio en 2005 : Chirac super écolo ou super démago ? ou un budget du ministère de l'Environnement en baisse et des lois amendées pour le plaisir du MEDEF. Ne répondez pas je connais la réponse.

- etc etc

- et bien sur tous les commentaires que vous voudrez bien écrire.

 

Mais j'en réserve certain à l'écoblog ministériel ...

 

 

Par Loic Onema - Publié dans : Infos
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Vendredi 27 mai 2005 5 27 05 2005 00:00

Une fois n'est pas coutume, je vais faire court !

Je viens de lire des articles sur le prix de l'eau .... et je me suis dit "qu'est ce que cela devait être bien, avant, quand on pouvait boire l'eau des rivières".

Quand est-ce que quelqu'un va avoir l'idée de nous faire payer pour l'air que nous respirons ?

Quand est ce que quelqu'un va vendre de l'air pur des montagnes en bouteille ?

Au fait, en respirant je produis du CO2, un gaz à effet de serre...

Voila, aucun lien, pas d'argumentation, je ne me suis pas fatigué ce soir. Des commentaires m'interresseraient bigrement sur ce sujet.

 

 

Par Onema - Publié dans : Infos
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Samedi 4 juin 2005 6 04 06 2005 00:00

Qu’a-t-elle fait ?

Même au ministère on se le demande car les seules infos qu’ils donnent sont celles fournies par le Sénat.

 Biographie de Madame Nelly Olin
vendredi 3 juin 2005

Nelly Olin est née le 23 mars 1941.

Fonctions électives

 
Depuis 1995 : Sénatrice (UMP) du Val-d’Oise (Ile-de-France)

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Maire de Garges-lès-Gonesse
  • Membre du Conseil national du bruit
  • Ancien membre de la Délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes
  • Ancien Conseiller régional d’Ile-de-France
  • Ancien Vice-Président du conseil général du Val-d’Oise
  • Ancien ministre déléguée à la Lutte contre la Précarité et l’Exclusion.

Nelly Olin a été ministre déléguée à l’Intégration, à l’Egalité des chances à la Lutte contre l’exclusion dans le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Source : Sénat

Madame Ollin a sans doute bien travaillé avec JL Borloo pour passer de ministre déléguée à la lutte contre la précarité et l'exclusion à sinistre du club MEDD.

 

En tout cas, 308 pages trouvées sur Google France avec « NELLY OLLIN » mais seulement 24 pages en ajoutant écologie.

Que des sites qui annoncent sa nomination !

 

A part un prénom à habiter dans une petite maison dans une prairie, Mme Ollin n’a aucune expérience ! Elle n’aura que 22 mois pour apprendre son métier….

 

Cela pourrait bien sonner le glas de la loi sur l’eau.

Par Onema - Publié dans : Infos
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Jeudi 9 juin 2005 4 09 06 2005 00:00

A vous de juger, s'il y a bien censure !

J'avais décidé après remplissage des questionnaires sur les enjeux de la politique de l'eau dans chaque bassin, de revenir sur le blog du ministère .

Parmi quelques textes plus ou moins intéressants, j'ai surtout remarqué la sensibilité de nos compatriotes au manque d'eau. Sans doute l'actualité de la sécheresse nous y incite, mais il se pourrait bien qu'on y parle davantage d'inondations si cet automne, les crues cévenoles se manifestaient.

Quoiqu'il en soit je tiens à féliciter toutes ces personnes qui sur ce blog ou sur le standard de France2 lors de l'émission "2025", ont témoigné de leurs actes quotidiens pour économiser chaque jour plusieurs dizaines de litres d'eau. En espérant toutefois que ce ne soient pas d'heureux propriétaires de piscines qui en un seul remplissage consommeraient la moitié de ce que consomme chaque année une famille moyenne avec 2 enfants !!!

Enfin, je me suis laissé aller à modérer mes propos et à placer sur ce blog, mon article prévenir ou guérir ....

Et bien, ce coup-ci j'ai rongé mon frein, "j'ai cueilli les fleurs et j'ai sifflé sur la colline, j'ai attendu, attendu, elle n'est jamais venu, Aïe Aïe Aïe Aïe..."

Si ce n'est pas de la censure ... A vous de juger

Du coup, je l'ai proposé à Demain-la-terre, qui l'a tout de suite accepté en l'améliorant au passage. J'y ai trouvé des amis et une équipe fort sympathique. Si mes textes vous intéressent, je vous encourage vraiment à mettre ce site dans vos favoris.

 

Par Onema - Publié dans : Infos
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 07 2005 00:00

 Quelques journaux se sont fait l’écho de la capture d’un piranha de 40 cm et d’un kilogramme à Saint Firmin (Saône-et-Loire), dans une retenue pour l’alimentation en eau potable de 68 ha, qui plus est située dans un secteur Natura 2000, samedi 25 juin dernier.  

 

Je partage l’avis du scientifique du Muséum qui a identifié le spécimen concernant l’origine de ce poisson. Mais je trouve qu’il convient de développer un peu cette nouvelle !

 

D’abord, il faut relativiser l’événement. Je me rappelle une photo d’un garde-pêche de l’Aude dans VSD tenant exactement le même poisson, il y a une dizaine d’année. Je me souviens également d’une capture dans la Garonne encore quelques années auparavant.

Il y a des cichlidés dans l’Oise en aval de la centrale thermique de Boran-Sur-Oise, des guppys on été capturés dans la Moselle.  

D’où viennent ces poissons ? En fait des aquariophiles n’ont pas le cœur de tuer leurs poissons lors d’un déménagement ou de la réfection de leur bac ou encore parce qu’en grandissant ces poissons deviennent trop envahissant ou trop agressifs, alors ils les relâchent dans la nature pensant leur offrir une chance. Heureusement cette chance, ces animaux tropicaux ne l’ont presque jamais. Ce sont des animaux à sang froid qui ne peuvent survivre à la rigueur de nos hivers.

Et heureusement !

 

En effet, il est impossible de prévoir les modifications de l’écosystème que l’introduction d’une espèce peut induire. Peut-être avez-vous vu le documentaire « le cauchemar de Darwin », qui explique comment l’introduction de la perche du Nil dans le lac victoria est responsable à la fois de la disparition de centaines d’espèces de poissons endémiques de ce joyau de la biodiversité et d’une crise économique scandaleuse pour les populations autochtones.

L’arrivé d’une nouvelle espèce dans un milieux en équilibre depuis des millions d’années a toujours un impact. Les proies consommées par l’intruse ne sont pas adaptées à ce nouveau prédateur et sont longtemps sans défenses devant elle. Souvent la nouvelle espèce n’a pas de prédateur pour réguler ses populations. Enfin il faut aussi compter sur les agents pathogènes qui arrivent avec elle et qui peuvent se transmettre aux espèces autochtones sans immunité adaptée (souvenez vous des indiens d’Amérique).

 

Il faut parfois de nombreuses années pour qu’un nouvel équilibre se crée.

 

Cela peut-il arriver en France ?

 

Cela arrive régulièrement en France !

 

Le sandre, introduit par les pêcheurs dans la plupart des cours d’eau, a concurrencé le brochet déjà en difficulté par la disparition des ses frayères (des prairies inondables) suite aux drainages agricoles, à la construction de digues et de barrages écrêteurs de crues, ou au canalisation des rivières pour permettre la navigation. Vu que le sandre consomme les mêmes proies que le brochet, c’était prévisible. Ce qui l’était moins, c’est que le sandre apporterait avec lui la bucéphalose larvaire qui a décimé ces mêmes proies. Il a fallu une trentaine d’année pour qu’un nouvel équilibre se crée dans les cours d’eau.

                           

Les écrevisses françaises déjà rendues vulnérables par l’usage des pesticides et la destruction de leur habitat (les ruisseaux de tête de bassin) suite aux drainages ou aux remembrements agricoles (les cours d’eau étaient détournés pour suivre les limites de parcelles) ont disparu de nombreuses régions. Des écrevisses « américaines » introduites par des astaciculteurs (éleveurs d’écrevisses) ont apporté la peste des écrevisses. Nos pattes blanches n’y survivent pas…

 

Ce ne sont pas des cas isolés ! Le bassin de la Seine abrite aujourd’hui 46 espèces de poissons. Si 7 espèces de l’ichtyofaune originelle ont disparu de ce bassin suites aux interventions humaines (en fait toutes les espèces migratrices : saumon, truite de mer, les 2 espèces aloses, esturgeon, lamproie fluviatile et lamproie marine), près de la moitié des espèces actuellement présentes ne sont pas originaires du bassin (grémille, hotu, carpe, barbeau, sandre, ombre, silure, toxostome, poisson chat, perche soleil, truite arc-en-ciel, black-bass, …) et sont présentes suite à des interventions humaines.

 

Et ce n’est pas fini ! Aujourd’hui, on craint l’expansion de la grenouille taureau introduite en Gironde. Dans le delta du Pô en Italie, elle est responsable de la disparition des grenouilles autochtones. Des plantes aquatiques colonisent actuellement nos cours d’eau ou leurs berges. La jussie ou la renoué du japon transforment en désert des milieux au potentiel exceptionnel. Certains de nos cours d’eau pourraient en souffrir autant que la Méditerranée souffre de la tristement célèbre Caulerpa taxifolia 

   

La brème du Danube, l'Aspe ou encore la Wimbe colonisent depuis le Danube via les canaux les cours d'eau de l'Est de la France.

 

Enfin et cela me semble fondamental, le réchauffement de la planète va favoriser la survie de ces espèces. En 30 ans la température moyenne en France a augmenté d’1°C, y compris la température moyenne des cours d’eau. Cela va contribuer à augmenter les chances de survie des espèces tropicales. La tortue de Floride en sera sans doute la première bénéficiaire. La cistude d’Europe en disparaîtra peut-être.

 

Le piranha en profitera t’il ?

Par Onema - Publié dans : Infos
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Mercredi 27 juillet 2005 3 27 07 2005 00:00

Au hasard des blogs où il m’arrive de laisser des com, il y en a quelques uns politiques et actifs. J’avoue ne pas avoir visité tous ces sites d’hommes politiques et si je vais en citer quelques uns, c’est uniquement pour ne pas être étiqueté politiquement. Il m’arrive donc de lire la prose des amis de Mme Lepage qui fut une bonne ministre . Le blog de Laurent Waulquiez (benjamin UMP de l’assemblée) est quelque peut en perte de vitesse depuis le 29 mai. A gauche je lis régulièrement les éditos du collectif  bellaciao dont voici la page « eau » .

 

  Récemment j’ai atterri sur le blog de Jack que j’ai toujours trouvé plutôt sympathique bien que bobo et que je n’ai pas partagé ses idées sur le traité constitutionnel européen. C’est un site très fournit, animé par un webmaster et très régulièrement mis à jour. J’ai lu l’ensemble des articles : rien sur l’environnement. Je l’ai donc reproché à Monsieur Lang. Quelle surprise, il m’a répondu le jour même ! En me conseillant de lire  "la maison brule, ..."

 

 Tout est là dans ce constat ! l’effet de serre, la biodiversité, la politique des transports, l’eau, l’air, les économies d’énergie, l’aménagement du territoire, la santé, les OGM … TOUT est écrit et plutôt bien si je me réfère aux sujets que je connais.

  

Ce texte a un très grand mérite, c’est d’avoir été validé par le Secrétariat National du PS ! Ainsi en cas d’alternance, notre futur Président (Monsieur Lang peut-être ? :-) ) et notre futur premier ministre ne pouront pas dire, "on ne savait pas".

 

 Il faudrait peut-être que tous les beaux parleurs, Monsieur Chirac en tête, puissent un jour être traînés devant des tribunaux pour homicides et mise en danger de la vie d’autrui. Autrui étant aussi les générations futures. C’est ce que promet l’association H-50 .

 

 Mais il manque dans ce texte du PS, un chapitre très important pour une campagne électorale : des propositions concrètes.

 

 

   

 Comment favorisera t’on (comme en Suisse) le ferroutage, quel programme énergétique (je ne suis personnellement pas contre le nucléaire), quelles économies d’énergies ? etc.

Avec quels moyens ?

A quelles échéances ?

Beaucoup de questions ...

 

 Dans une France des lobbies (routiers, pétroliers, nucléaires, agricoles, chasseurs, pêcheurs, anti-OGM (je fais de la provoque), anti-éoliens, anti-nouveautés :-( , des propositions efficaces ont-elles une chance d’être acceptées voire d’être écoutées. Encore une question : un homme politique a-t-il une chance d’être élu sur un programme incluant une politique environnementale (voir simplement durable) ? Et si oui, peut-il respecter ses promesses s’il souhaite être réélu ?

Par Onema - Publié dans : Infos
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Mardi 9 août 2005 2 09 08 2005 00:00

Ce titre provocateur est celui de la dépêche Yahoo de ce jour.

 

En fait, l’Association dénonce la gestion de la sécheresse et le système des redevances aux Agences versées par les agriculteurs irriguant. Il est ainsi étonnant de voir que c’est là où il pleut le plus (en Artois-Picardie) que la redevance est la plus élevée. Le lobby agricole a sans doute de moins gros besoins en eau.

 

L’UFC propose une mesure intéressante : les agriculteurs devraient être incités à diminuer leur consommation d'eau par le biais d'"une redevance dissuasive" applicable à l'irrigation. Une telle mesure aurait les "effets d'une écotaxe anti-sécheresse". Une aide au développement des cultures printanières serait crée en reversant le produit financier de la redevance irrigation aux agriculteurs souhaitant reconvertir leurs cultures irriguées.

 

Voilà un travail nouveau pour les Agences. Elles savent le faire pour les industriels en leur fournissant même les conseils techniques pour adapter leurs « process » aux techniques les moins polluantes.

Dommage que l’UFC ne fasse pas le lien avec la consultation du public en cours (jusqu’au 2 novembre voir mon article consultation ou alibi ? ).

 

 

 

 Dans le domaine de l’eau tout est lié. Chaque action entraîne une réaction des cours d’eau.

   

  • Un drainage de zone humide accélère les crues et amplifie les inondations (en aval où l’eau arrive plus vite) et les sécheresses (les nappes sont moins alimentées en hautes eaux).
  • Le curage d’un ruisseau, accélère l’écoulement des eaux et a ainsi le même objectif et les mêmes effets que le drainage. Le profil uniformisé du lit du ruisseau ne présente plus de zones profondes (parfois en contact avec la nappe) qui offrait un refuge aux poissons en période de sécheresse.  
  • L’enlèvement systématique des bois morts dans le cours d’eau, réduit ses capacités naturelles de divagation et empêche le renouvellement des zones humides alluviales. De plus les poissons sont privés de leurs zones d’abris et de reproduction (selon les espèces)
  • et ainsi de suite, jusque dans la mer. 

 

 

  A l’heure de définir de nouvelles politique pour atteindre un bon état écologique des cours d’eau, à l’heure ou l’agriculture intensive, première consommatrice d’eau et gros pollueur, est montrée du doigt, c’est à une politique globale de l’eau qu’il faut réfléchir.

 Malheureusement je ne fais aucune confiance dans nos petits élus locaux siégeant dans les comités de bassins qui sont plus vifs à satisfaire quelques notables pourvoyeurs de fonds qu’à défendre l’intérêt général.

 

 

 Alors mobilisons nous !

 

Par Onema - Publié dans : Infos
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Samedi 24 septembre 2005 6 24 09 2005 00:00

Demain la Terre a mis en ligne un article politique qui me tient à coeur bien que ne concernant pas directement les cours d'eau. Nous avons longuement et collectivement rédigé ce texte depuis début août !

J'espère que ce débat vous interressera autant que moi et qu'il sera riche et fécond.

Histoire de le lancer, j'ai trouvé un article du monde qui va dans notre sens.  Comme ces URL sont labiles, je vous en fait ici un copier/coller.

Bonne lecture ci dessous et surtout sur DlT !      lol

"Après les reproches sur leur impuissance à réduire le chômage, les hommes politiques seront-ils un jour accusés d'être passés à côté de l'urgence écologique ? La hausse du pétrole, conjuguée au risque de changement climatique et à la perspective de la fin des énergies fossiles, aurait pu leur fournir l'occasion d'ouvrir un vaste débat. Cela n'a pas été le cas, ou en tout cas de façon très limitée.

Quitte à forcer le trait, le président de la Fondation pour la nature, Nicolas Hulot, avait raison d'observer, dans nos colonnes (Le Monde du 20 juillet), que, malgré les politiques officielles mises en place par les gouvernements successifs, "l'écologie demeure à quelques exceptions près la préoccupation dernière de nos gouvernements, de nos députés" . De son côté, la Commission de Bruxelles multiplie les remontrances, face aux retards ou réticences qui font de Paris l'un des "mauvais élèves" de l'Europe pour l'environnement.

De fait, parmi les principales forces politiques françaises, aucune ne porte vraiment ces préoccupations. Certes, le président de la République, en partie précisément grâce à la force de conviction de Nicolas Hulot, a ouvert la voie. Mais ses détracteurs lui reprochent de ne pas traduire ses intentions dans les actes. M. Chirac, il est vrai, a même eu du mal à convaincre son propre parti, l'UMP, d'accepter l'inscription dans la Constitution d'une Charte de l'environnement.

En dépit du coup de pouce donné par l'Elysée et Matignon aux énergies renouvelables et aux biocarburants, les énergies renouvelables sont en panne en France et auraient besoin d'une impulsion politique plus déterminée. Auparavant, deux ministres, François Loos (industrie) et Dominique Perben (transports), avaient émis l'idée, vite retirée, de ramener la vitesse maximale sur les autoroutes à 115 km/heure pour dépenser moins d'essence. Sans penser à rappeler que cette réduction aurait pu s'inscrire dans la lutte contre les gaz à effet de serre...

De même, les gouvernements Raffarin puis Villepin ont pris deux décisions qui vont à l'opposé du développement des transports en commun. En 2004, l'Etat a supprimé la ligne de crédit qui aidait les grandes agglomérations à se doter de réseaux de transports en commun, le plus souvent des tramways. Les élus, droite et gauche confondues, n'en sont toujours pas revenus.

Plus récemment, la décision de privatiser les sociétés d'autoroutes a coupé ses ressources à la nouvelle Agence de financement des infrastructures de transports de France (Afitf), destinée en principe à développer des modes de transports alternatifs à la route (rail, voie d'eau...). M. de Villepin a donné, le 1er septembre, de nouvelles assurances sur le financement de l'Afitf. Mais le mal est fait, en termes d'affichage de volonté politique.

A gauche, l'environnement n'a jamais fait partie de la culture du PS ou du PCF. Même si ces deux partis, sensibles à l'évolution de l'opinion, prennent ces sujets plus au sérieux depuis quelques années, au point d'en faire l'une des priorités de leurs programmes. Mais le dernier passage de la gauche au pouvoir, de 1997 à 2002, est loin d'avoir apporté une inflexion déterminante dans ce domaine.

"AUTRE MONDIALISATION"

L'amorce de polémique qui a éclaté au sujet de la hausse de l'essence entre les Verts et le PS, pendant l'été, a confirmé le clivage, à gauche, entre le parti écologiste et les autres : les socialistes, tout comme l'UDF, se sont contentés de demander que la TIPP flottante soit rétablie. Seule préoccupation, compréhensible par ailleurs : l'impact de la hausse du carburant sur le pouvoir d'achat des Français. Les Verts auraient voulu au contraire que la gauche profite de l'occasion pour ouvrir vraiment le débat sur l'énergie et les modes de transports.

Au demeurant, les divisions des Verts, et leurs capacités à s'autodétruire, font que leurs arguments ne sont plus très audibles. En outre, une partie d'entre eux restent proches d'une culture d'extrême gauche, qui privilégie les thèmes sociaux.

Plusieurs facteurs expliquent sans doute le retard français dans la prise de conscience écologique. Il s'agit de demander aux citoyens, aux lobbies et aux chefs d'entreprise de remettre en cause leurs propres comportements, d'où des mécontentements qui pourraient se traduire dans les urnes.

Par ailleurs, une tendance culturelle lourde traverse l'Europe, avec des pays du Nord plus sensibilisés à l'environnement qu'au Sud. Enfin, certains analystes jugent que, sous l'influence de l'hyper-médiatisation et des nouvelles technologies, avec leur flux continu d'information surabondante, la collectivité et ses dirigeants, obnubilés par le court terme, perdent l'habitude de raisonner à longue échéance.

Dans ce contexte, des groupes politiques marginaux et des associations demeurent les principaux vecteurs des préoccupations écologiques. Un décalage comparable s'était déjà produit sur le terrain économique et social. Des associations ­ Attac est la plus connue ­, et des groupes très minoritaires sont restés longtemps les principaux défenseurs d'une "autre mondialisation", opposée au néolibéralisme. Face à l'écho croissant de ce discours dans l'opinion, une partie des forces politiques classiques ont repris certains de leurs thèmes, en particulier pendant la campagne du référendum sur la Constitution européenne.

Le même scénario peut-il se reproduire avec les mises en garde sur l'environnement ? Au PS, Laurent Fabius évoque la "social-écologie". Les deux sujets, au demeurant, sont en partie liés. Si les libéraux, notamment les plus radicaux, sont souvent très discrets sur les questions environnementales, voire réfractaires à l'idée d'un combat contre le réchauffement climatique, c'est bien parce qu'ils savent que cette action passera un jour ou l'autre, en particulier en France, par des régulations nouvelles de l'économie.

Jean-Louis Andreani
Article paru dans l'édition du 21.09.05"
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Mercredi 5 octobre 2005 3 05 10 2005 00:00

Je souhaite conserver ici la trace de la dépèche Yahoo ci dessous :

"La protection de l'environnement, parent pauvre du budget de l'Etat français

PARIS (AFP) - L'Etat consacrera officiellement l'an prochain 896 millions d'euros à la protection de l'environnement, soit 0,3% de son budget total, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de l'Ecologie.

Sur ce chiffre, 237 millions d'euros continueront d'aller aux recherches sur l'énergie nucléaire, soit, comme les années précédentes, plus du quart du total.

Les crédits ne progressent qu'en apparence d'une année sur l'autre (896 millions en 2006 contre 825 millions affectés au ministère de l'Ecologie en 2005). Ils reculent de -0,75% à périmètre constant, d'après des experts du ministère.

Les investissements comme le fonctionnement risquent de pâtir de la hausse des dépenses de personnel (166 millions en 2006 contre 140 millions en 2005 et 134 millions en 2004).

Parmi les victimes de l'austérité budgétaire, figurent les associations de protection de l'environnement, dont les subventions baisseront globalement de -20% en 2006 après -10% en 2005.

Dans le cadre du nouveau budget, les crédits ne sont plus découpés par ministères mais par missions et programmes. Ceux consacrés à la protection de l'environnement sont inscrits à la mission "Ecologie et développement durable" (616 millions d'euros) et dans le programme de recherches sur les pollutions et les risques de la mission "Recherche et enseignement supérieur" (280 millions).

Présentant son budget à la presse, la ministre de l'Ecologie Nelly Olin a souligné que l'effort consenti par la collectivité en faveur de l'environnement allait bien au-delà de ces crédits budgétaires. Elle a avancé un chiffre de 3,2 milliards d'euros en ajoutant diverses recettes fiscales, notamment les 2 milliards de redevances perçues par les Agences de l'eau.

Parmi ses priorités, Mme Olin a cité l'achèvement du réseau de sites naturels remarquables, connu sous le nom de Natura 2000, qui coûtera "90 millions d'euros sur deux ans" (2006-2007, dont 40 millions en 2006).

Elle a rappelé que la France, qui est poursuivie par Bruxelles pour non-respect de ses obligations européennes en la matière, s'était engagée à avoir identifié tous les sites français du réseau européen "avant avril 2006".

Elle a par ailleurs confirmé son intention de faire voter "d'ici 2005" le projet de loi sur les parcs nationaux. La première lecture, à l'Assemblée nationale, est prévue les 29 et 30 novembre."

Si je résume bien :

- deuxième année de baisse pour les subventions aux associations de protection de la nature. Voudrait'on faire taire ces empêcheurs de développement non durable ?

- le ministère finance sur ses maigres deniers une recherche sur le nucléaire ! Il n'y a pas un ministère de la recherche et un autre de l'industrie ?

Enfin j'annonce que si en février 2006, l'Assemblée adopte la loi sur l'eau, en 2007 le MEDD perdra encore 83 millions d'euros soit 10% de son budget !

Cherchez un peu, à qui ou à quoi cet argent ne profitera plus ?

Par Onema - Publié dans : Infos
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